Les membres honoraires de l'Institut canadien d'interventions assistées par l'animal

Aubrey Fine Ph.D

Le docteur Aubrey H. Fine a dirigé ou coécrit plusieurs ouvrages spécialisés parmi lesquels Handbook on Animal-Assisted Therapy, Afternoons with Puppy, avec Cynthia J. Elsen, Our Faithful Companions and Therapist’s Guide to Learning and Attention Disorders, produit en collaboration avec Ronald K. Hotkin. Reçu dans de nombreuses émissions de télévision et de radio un peu partout aux États-Unis, on a pu le voir notamment sur les chaînes de télévision ABC, Animal Planet, Discovery Channel, KTLA et CNN.

Philip Tedeschi

Philip Tedeschi est directeur général de l’Institute for Human-Animal Connection et professeur clinicien à la direction des hautes études en travail social à l’Université de Denver aux États-Unis. Mondialement reconnu pour son expertise en tant que spécialiste des méthodes cliniques d’intervention assistée par l’animal, il coordonne le programme de certificat en travail social assisté par l’animal pour les étudiants qui font une maîtrise en service social (M. Serv. Soc.), de même que le programme de certificat de perfectionnement professionnel global sur les animaux et la santé humaine.

 

 

 

Michael Kauffman

Michael Kaufmann est le directeur de la ferme et de la faune à Green Chimneys; il est également directeur de l’Institut Sam et Myra Ross.

À la mémoire des membres honoraires décédés, les regrettés Dr Samuel B. Ross et Myra Mattes Ross, fondateurs de Green Chimneys (Brewster, New York)

Les regrettés Dr Samuel B. Ross et  Myra Mattes-Ross
Fondateurs de Green Chimneys (Brewster, New York)

Directeur de l'Institut  royal pour la recherche en santé mentale à Ottawa. 

Président fondateur de l'Alliance albertaine de la maladie et de la santé mentales

 

Maître d’œuvre du projet Chimo, consacré au bien-être et à l’apprentissage assisté par l’animal (Alberta)

 

Coauteur, avec Liana Urichuk, Ph. D., du livre :

Improving Mental Health Through Animal-Assisted Therapy (2003)

 
 
 

Le jour où tout a commencé pour…

Aubrey Fine Ph.D

« Un heureux hasard, voilà ce qui décrit le mieux ma découverte de la zoothérapie. Je n’avais jamais eu d’animal de compagnie avant d’atteindre l’âge adulte.

« Le jour où j’ai amené cette minuscule créature (une gerbille) à un programme d’entraînement aux aptitudes sociales pour les enfants ayant des troubles d’apprentissage, j’ai été témoin de la force de ce lien. Un garçon visiblement impulsif m’a demandé s’il pouvait la prendre. Lorsque j’ai déposé Sasha dans ses mains, on lui a dit qu’il devait rester immobile et, après un moment, il a souri avec fierté en répétant : “J’ai promis de rester immobile et d’être doux.»

« C’est cette expérience fortuite, non planifiée, qui est à l’origine de mon voyage d’exploration au long cours sur l’efficacité des interventions assistées par l’animal; il dure depuis 46 ans maintenant. »

Philip Tedeschi

« Le déclic s’est produit quand j’avais 20 ans. On m’avait invité à initier un groupe d’adultes ayant reçu un diagnostic de schizophrénie ou de psychose chronique à l’équitation. Nombre d’entre eux avaient vécu en institution la majeure partie de leur vie.»

« À l’époque, j’en savais plus sur les chevaux que sur les gens; j’étais surpris par leur comportement étrange.»

« Mais lorsque je leur ai présenté les chevaux, j’ai constaté des changements tels qu’il fallait les voir pour le croire. Le plus remarquable était leur capacité à verbaliser. Ils étaient en train de parler alors qu’auparavant ils en étaient incapables ou refusaient de le faire. Je n’avais aucune explication.

« J’ai passé

le reste de ma vie à essayer de reproduire ce moment tellement j’avais été fasciné par la force de la connexion entre les êtres humains et les animaux »

 

 

Michael Kaufmann

« Lorsque j’étais jeune, mes parents m’emmenaient souvent à Zolli, le jardin zoologique de Bâle en Suisse, le pays où j’ai grandi.»

« Un jour, je devais avoir six ans, nous sommes passés devant une des jeunes gardiennes du jardin zoologique qui lançait du poisson cru aux canards. Comme je l’observais avec beaucoup d’attention, elle s’est tournée vers moi et m’a demandé : “Veux-tu lancer un poisson?” J’ai plongé ma main dans le seau et j’ai fait exactement comme elle. Je me suis senti à la fois responsable et digne de confiance.»

« À partir de ce jour, j’y suis retourné, aussi souvent que possible pour “l’aider” à nourrir les oiseaux. Puis, aussitôt que j’avais un moment de libre, chaque fin de semaine, pendant les vacances, je me suis mis à assister aux soins donnés aux autres animaux. À 13 ans, j’avais énormément appris sur eux, c’est là que j’ai commencé le travail de ma vie auprès des animaux.»

« À Green Chimneys, je suis témoin tous les jours de moments magiques lorsque les enfants prennent soin de nos animaux, qu’ils en ont la responsabilité, un peu comme moi, lorsque la jeune gardienne de zoo m’avait demandé de l’aider à nourrir les canards des années auparavant. »

Les regrettés Sam Ross et Myra Mattes Ross

« Excité, j’ai imaginé une école pour les jeunes enfants […] Ce serait un pensionnat pour les petits de trois à six ans. Il serait situé dans une ferme pour que les enfants puissent jouer avec les animaux et prendre soin d’eux comme je l’avais fait aussi à l’école quand j’avais leur âge. » 

 

Samuel B. Ross, Jr. The Extraordinary Spirit of Green Chimneys. Connecting Children and Animals to Create Hope (2011)

« Comme Myra l’a dit à propos de ce jour-là (le jour de son mariage avec Sam), je l’ai épousée, alors qu’elle, c’est à moi et à Green Chimneys qu’elle s’est mariée.»

«Elle a été directrice du service des admissions et directrice de l’assurance de la qualité. Elle était coordonnatrice clinicienne […]  Ce que Myra a accompli pour Green Chimneys remplirait facilement un livre. »

Samuel B. Ross, Jr. The Extraordinary Spirit of Green Chimneys. Connecting Children and Animals to Create Hope (2011)

Le regretté Dennis Lester Anderson et sa chienne Sally

Dennis Anderson n’avait que 11 ans lorsqu’il a tenté de mettre fin à ses jours.

Convaincu qu’il était de trop à la maison, il a marché jusqu’à un pont et s’est préparé à sauter.

C’est là qu’il a senti son chien tirer sur sa jambe.

« Quand vous êtes jeune et que vous voyez quelqu’un sauter d’un pont à la télévision, vous n’y réfléchissez pas autant que si vous étiez plus âgé », fait remarquer Dennis Anderson, qui a été ministre conservateur dans le gouvernement albertain et bénévole pendant de nombreuses années.

« Si mon chien n’avait pas attrapé ma jambe, je ne serais pas ici aujourd’hui. C’est là que j’ai compris que je comptais pour quelqu'un.»

Pendant des années, ce souvenir est resté gravé dans sa mémoire. Puis, en 1999, l’idée de lancer le projet Chimo, basé à Edmonton, a germé dans son esprit. Il s’agissait de mettre en contact des bénévoles et leur chien avec des personnes souffrant de maladie mentale.

Edmonton Sun, 28 août 2012